C’est une découverte macabre qui a réveillé le secteur du Beach Ngobila le jeudi matin. Le corps de Vally Amisi a été retrouvé gisant derrière l’hôtel Béatrice.
Selon des proches de la victime, le cadavre présentait des traces de balles au niveau du visage et de la poitrine. L’homme d’affaires, qui résidait habituellement en Afrique du Sud, séjournait à l’hôtel Hilton pour des raisons professionnelles. Il aurait quitté l’établissement aux alentours de 23h00 avant que sa trace ne soit perdue.

L’enquête a connu une accélération soudaine avec la diffusion, ce dimanche 12 avril 2026, de séquences de vidéosurveillance sur les réseaux sociaux. Sur ces images, on aperçoit Vally Amisi entrer dans une chambre d’hôtel accompagné d’un homme grand et élancé. Ce dernier ressortira seul de la pièce, après avoir changé de vêtements. Plus troublant encore, l’individu est filmé en train d’occulter délibérément une caméra de surveillance avec un col isolant.
Une troisième séquence, particulièrement sombre, montre le suspect dans un ascenseur, hésitant à en sortir. À ses pieds, sur le sol de la cabine, semble se trouver le corps d’une personne. Face à ces indices, le parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe a réagi promptement en émettant un avis de recherche contre un certain Mukena Mwepu Beni, désormais poursuivi pour « assassinat ».
Vally Amisi n’était pas un inconnu dans la capitale congolaise. Patron de Parislis Africa, une société de sous-traitance, il dirigeait également une entreprise spécialisée dans la location de jets privés pour une clientèle VIP. Son influence s’étendait jusqu’au domaine sportif : président de la Fédération congolaise de netball (FECONET), il s’était illustré en remportant le marché de rénovation des vestiaires et du remplacement de la pelouse synthétique du Stade des Martyrs.
Le ministre des Sports, Didier Budimbu, a tenu à rendre un hommage appuyé à celui qu’il décrit comme un « jeune entrepreneur visionnaire » ayant marqué le sport congolais par son dynamisme. Le ministre a fermement exigé l’ouverture d’une enquête sérieuse pour « faire la lumière sur cet acte odieux ». Pour l’heure, les autorités officielles ne se sont pas encore exprimées sur les motivations possibles de ce crime qui continue de susciter une vive indignation.
La Gazette du Continent
