Le journaliste Steeve Mbuyi traverse une situation critique après avoir été victime de violences physiques infligées par sa bailleresse, appuyée par des membres de sa famille. À l’origine de ce conflit, une contestation liée à une hausse jugée injustifiée de la facture d’eau. En l’espace de trois mois, celle-ci est passée de 18.000 FC à 36.000 FC.
En cherchant à comprendre cette augmentation, le journaliste a découvert que la parcelle qu’il occupait n’était pas enregistrée auprès de la REGIDESO. La bailleresse fixait elle-même, de manière arbitraire, les montants à payer, dans ce qui s’apparente à une pratique frauduleuse.
Face à cette remise en question, la réaction de la bailleresse a été brutale. Steeve Mbuyi a été physiquement agressé, aggravant un différend qui aurait pu être réglé par des voies légales. La situation a pris une tournure encore plus inquiétante lorsque, informée de la volonté du journaliste de saisir la justice, la bailleresse aurait usé de ses relations à l’auditorat militaire de Ngaliema pour le faire interpeller de manière musclée. Il y a été détenu pendant 48 heures avant d’être relâché, à l’issue d’une audition décrite comme unilatérale.
Aujourd’hui, le journaliste affirme vivre sous menace constante. Contraint de quitter son logement pour préserver sa sécurité, il se retrouve dans une situation précaire, alors même que sa garantie locative reste valide. Décrit par ses proches comme un homme pacifique, respectueux et attaché aux valeurs chrétiennes, Steeve Mbuyi paie, selon eux, le prix de son refus de céder face à l’injustice.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation et à l’intervention des autorités compétentes afin que justice soit rendue et que sa sécurité soit assurée.
La Gazette du Continent
