Un rapport du Consortium international pour les droits de l’Homme au Congo (CIDHC) fait état de violences meurtrières visant des populations déplacées dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. Selon ce document, basé sur des enquêtes menées du 14 au 30 mars 2026 dans la localité de Gali, territoire de Djugu, au moins 21 personnes ont été tuées lors d’attaques attribuées à des groupes armés actifs dans la région, dont la CODECO.
Les victimes seraient majoritairement des civils vivant dans des sites de déplacés. Le rapport nous relayé par notre consœur Kivu7.net évoque des exécutions sommaires et d’autres formes de violences, sans toutefois fournir un bilan exhaustif au-delà de la période étudiée.
Ces attaques auraient entraîné de nouveaux déplacements de populations, déjà affectées par des cycles répétés d’insécurité. Des habitations auraient été incendiées et des biens pillés, aggravant une situation humanitaire décrite comme précaire par les organisations signataires.
Le document mentionne également des violences qui auraient visé des membres de la communauté Hema. Les auteurs du rapport évoquent des actes qu’ils qualifient de persécutions ciblées, appelant à des investigations pour en établir la qualification juridique.
Le Consortium international pour les droits de l’Homme au Congo dénonce par ailleurs l’absence d’intervention lors de ces attaques. Il fait état d’allégations de complicités impliquant certains éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo, des accusations qui n’ont pas été confirmées par des sources officielles.
Le rapport évoque en outre l’existence de réseaux de circulation d’armes impliquant divers acteurs, susceptibles de contribuer à l’instabilité persistante dans cette partie du pays.
Face à ces constats, le Consortium appelle les autorités à diligenter une enquête indépendante et transparente afin d’identifier les responsables et de renforcer la protection des civils dans les zones affectées.
Alors que l’attention reste largement concentrée sur les affrontements impliquant la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo-M23 (AFC-M23) dans d’autres régions de l’Est de la RDC, plusieurs observateurs estiment que la situation en Ituri demeure préoccupante et insuffisamment couverte. Le CIDHC, qui regroupe plusieurs organisations de la société civile, indique poursuivre ses activités de documentation et de plaidoyer en vue de contribuer à la recherche de justice pour les victimes.
Magloire Mutulwa
