La République démocratique du Congo (RDC) entend désormais jouer dans la cour des puissances spatiales africaines. Ce mardi 7 avril 2026, à Pékin, le ministère des Postes et Télécommunications a officiellement signé un mémorandum d’entente (MoU) avec Unicom Airnet, une filiale de l’opérateur public chinois China Unicom. L’objet de cet accord est ambitieux : la construction d’un satellite « souverain » de télécommunications.
Pour le gouvernement congolais, ce projet marque un tournant majeur dans sa politique de développement des infrastructures. En se dotant d’un satellite national, le pays vise à s’affranchir de la dépendance vis-à-vis des prestataires internationaux et à sécuriser ses propres canaux de transmission. Selon les autorités congolaises, cet accord s’inscrit dans une stratégie globale visant à doter, à terme, la RDC d’une infrastructure spatiale nationale robuste.

En s’associant à Unicom Airnet et au géant China Unicom, acteur de premier plan des télécommunications mondiales, la RDC mise sur l’expertise technique chinoise pour mener à bien ce chantier technologique. Ce partenariat souligne également la vitalité de la coopération sino-congolaise dans le secteur des hautes technologies.

Si les détails financiers et le calendrier de lancement n’ont pas encore été précisés, la signature de ce mémorandum pose les jalons d’un saut technologique pour le pays, plaçant la souveraineté numérique au cœur des priorités du ministère des Postes et Télécommunications.
Tenplar Ngwadi
