L’Ambassade britannique en République Démocratique du Congo a organisé le UK–DRC Policy & Demo Day le 26 mars 2026 à Kinshasa, dans le cadre du Programme ABC–DRC BRIDGE, une initiative financée par le gouvernement britannique et mise en œuvre en partenariat avec Afford UK pour soutenir la croissance des PME et startups congolaises. Salem Tshienda a pris part à cet événement.
Salem Tshienda est entrepreneure et dirigeante de Samlait, une marque de yaourt en pleine expansion. Elle est également responsable marketing chez Groupe d’Expertise Environnement et Climat, une société congolaise spécialisée dans la conservation de l’environnement, l’agrobusiness et le développement durable. Elle pilote des stratégies pour le développement de l’entreprise.
« Nous produisons des yaourts que nous vendons principalement dans les alimentations, boutiques et supermarchés. Nos clients attendent souvent des livraisons à crédit sur 30 jours, ce qui peut bloquer notre fonds de roulement », explique Salem Tshienda.
Un besoin de financement pour croître
Pour soutenir la croissance de Samlait, elle a sollicité un financement de 120.000 dollars américains, destiné à augmenter les volumes de production et d’approvisionnement, gérer les délais de paiement des clients, sécuriser les stocks pour continuer à livrer régulièrement les supermarchés, hôpitaux et autres grands clients.
« Même si le produit est consommé tous les jours, les retards de paiement liés au pouvoir d’achat des consommateurs peuvent affecter notre activité. Le financement nous permettra de stabiliser notre chaîne et de répondre aux commandes », précise-t-elle.
La fiscalité et la réglementation, un défi supplémentaire
Salem Tshienda souligne que la fiscalité et les démarches administratives constituent un autre défi pour les PME congolaises. Elle insiste sur l’importance de s’informer et de structurer correctement son entreprise pour pouvoir se développer durablement.
« Beaucoup d’entrepreneurs négligent ces aspects et se retrouvent bloqués. Il faut connaître ses droits, ses obligations et apprendre à gérer son entreprise de manière professionnelle », ajoute-t-elle.
Salem Tshienda a participé à des programmes de mentorat et de préparation à l’investissement, qui lui ont permis de mieux gérer la trésorerie et le fonds de roulement, comprendre comment structurer les finances et les coûts, préparer son entreprise pour un accès futur au financement.
« Ces programmes étaient presque parfaits. Grâce à eux, mon équipe et moi avons pu renforcer notre structure et nous préparer pour la prochaine phase de développement », conclut-elle.
La Gazette du Continent
