L’ancien président sud-africain Thabo Mbeki condamne fermement les marches et les violences xénophobes, qu’il qualifie d’« anti-africaines ».
Il affirme que les migrants sont injustement tenus pour responsables des difficultés économiques et du chômage, et appelle à cibler les véritables causes structurelles : la corruption, les inégalités et les échecs de gouvernance.
Il a mis en garde contre les divisions que ces mouvements créent sur le continent, en rappelant l’importance historique de l’unité africaine et rappelant que de nombreux pays ont soutenu l’Afrique du Sud pendant l’apartheid.
Les attaques xénophobes et de haine menacent la démocratie sud-africaine , elles nuisent à l’ADN de la nation arc-en-ciel et détournent l’attention des priorités urgentes du pays.
« L’ensemble du continent africain s’est mobilisé pour aider l’Afrique du Sud à vaincre l’apartheid », a-t-il souligné, invitant ses concitoyens à préserver cet héritage de fraternité.
L’Afrique du Sud a déjà connu plusieurs vagues de violences xénophobes, notamment en 2008, 2015 et 2019. Ces épisodes avaient fait plusieurs dizaines de victimes, provoqué le déplacement de milliers de personnes et suscité de vives inquiétudes de la part d’organisations de défense des droits humains.
Jean-Claude Mombong Mass
