Le vice-président tanzanien, Emmanuel John Nchimbi, a annoncé mardi 25 août 2026 sa démission de ses fonctions, moins d’un an après sa nomination. Il a également fait savoir qu’il comptait se retirer de la vie publique et politique active.
Dans un communiqué officiel, le vice-président a indiqué avoir écrit à la présidente de la République-Unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, pour lui faire part de sa décision. Son départ doit prendre effet le 4 septembre 2026.
Emmanuel Nchimbi a expliqué sa décision en rappelant l’engagement pris auprès de la cheffe de l’État lors de son entrée en fonction. Il avait alors promis de l’assister, ainsi que le pays, « au mieux de [ses] capacités et avec une fidélité absolue ».
Selon sa déclaration, cette décision vise notamment à anticiper un éventuel « désir de changement » de la présidente Samia Suluhu Hassan. Elle intervient alors que des tensions sont rapportées au sommet de l’exécutif tanzanien.
Le départ annoncé du vice-président intervient dans un climat politique déjà tendu en Tanzanie. Des voix s’élèvent notamment contre de présumées restrictions des droits civils et politiques.
Cette situation s’est accentuée depuis la répression des manifestations qui ont suivi la réélection de Samia Suluhu Hassan avec 98 % des suffrages lors du scrutin d’octobre 2025. Les divisions rapportées au sein du gouvernement continuent ainsi d’alimenter les interrogations sur l’évolution de la situation politique dans le pays.
La Gazette du Continent
