L’Inspection territoriale des Sociétés Civiles du Congo (MSCO) de Kalehe annonce la fin de toute forme de tolérance à l’égard des activités illégales menées dans le Parc national de Kahuzi-Biega. Dans un communiqué publié le mercredi 5 août 2026, cette structure prévient que toute personne surprise en train d’exploiter illicitement les ressources de cette aire protégée sera désormais traduite devant les juridictions compétentes.
Selon la MSCO, cette décision entre en vigueur à compter du 5 août. L’organisation affirme qu’aucune intervention, recommandation ou médiation ne sera plus acceptée en faveur des personnes interpellées pour des faits d’exploitation illégale dans le parc.
La structure explique avoir, au cours des derniers mois, multiplié les campagnes de sensibilisation auprès des communautés riveraines et des exploitants artisanaux afin de promouvoir le respect des limites du parc et de la législation environnementale. Malgré ces initiatives, elle indique que des cas d’exploitation minière clandestine, de coupe illégale de bois, de chasse et d’occupation illicite du parc continuent d’être signalés.
Pour la MSCO, ces activités constituent une menace directe pour la biodiversité du Parc national de Kahuzi-Biega, reconnu notamment comme l’un des principaux refuges des gorilles de plaine de l’Est ainsi que de nombreuses autres espèces animales et végétales protégées.
Le président territorial de la MSCO à Kalehe, Joseph Safarie Enakashesha, estime que « le temps des avertissements est révolu ». Il soutient que toute personne arrêtée à l’intérieur du parc pour des activités interdites devra désormais répondre de ses actes devant les juridictions compétentes.
L’organisation appelle par ailleurs les populations riveraines à respecter les limites de cette aire protégée et à s’abstenir de toute activité susceptible de porter atteinte à son écosystème.
Elle invite également les autorités administratives, les services de sécurité et les gestionnaires du Parc national de Kahuzi-Biega à renforcer les contrôles et l’application de la loi afin de lutter contre les différentes formes d’exploitation illicite.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Parc national de Kahuzi-Biega est confronté depuis plusieurs années à des pressions liées notamment à l’exploitation minière artisanale, au braconnage, à la déforestation et aux occupations illégales, autant de facteurs qui fragilisent la conservation de cet écosystème.
Magloire Mutulwa
