Des dizaines de familles ont été affectées par la démolition de leurs habitations dans le secteur de Chez Rutivumbura, à Rubaya, dans le territoire de Masisi. Les opérations se seraient déroulées du 12 au 15 août 2026, selon plusieurs sources locales et des organisations de la société civile.
Le Réseau GATT-RN affirme que près d’une centaine d’habitations auraient été détruites, laissant plusieurs familles sans abri. Des informations relayées par des médias locaux et nationaux font également état d’un important nombre de logements démolis dans cette partie de la cité.
Dans une déclaration publiée le 18 août, le GATT-RN s’est dit préoccupé par les conséquences sociales et humanitaires de ces démolitions. L’organisation réclame notamment des explications sur les motifs de l’opération ainsi que des mesures en faveur des familles affectées.
À ce stade, les raisons exactes des démolitions n’ont pas fait l’objet d’une communication officielle claire, selon les informations disponibles. Les autorités administrant la zone n’avaient pas, au moment de la publication des différentes informations, publiquement précisé les motifs de cette opération.
La proximité de Chez Rutivumbura avec la zone minière de Rubaya a alimenté des interrogations. Certaines familles et sources locales évoquent une possible extension de l’exploitation du coltan. Cette hypothèse reste toutefois à confirmer par une source officielle indépendante.
Le GATT-RN demande qu’une évaluation soit menée pour établir avec précision le nombre d’habitations détruites et de familles touchées. Il recommande également la mise en place de solutions de relogement ou d’indemnisation lorsque cela est nécessaire.
De son côté, aucune réaction publique détaillée permettant d’établir les responsabilités et les motivations exactes de ces démolitions n’a été identifiée dans les éléments disponibles. Cette absence d’explications officielles entretient les préoccupations des communautés concernées.
Dans un contexte déjà marqué par l’insécurité et les enjeux liés à l’exploitation minière, la situation de Rubaya pose la question de la protection des populations civiles. Les appels se multiplient pour que toute décision concernant les terres, les habitations et les ressources naturelles soit accompagnée de garanties pour les communautés affectées.
La Gazette du Continent
