Steve Mbikayi, haut cadre de l’Union sacrée de la nation et président du parti Travailliste, a rejeté les accusations de crise de gouvernance et de légitimité portées contre le pouvoir par Dieudonné Bolengetenge. Il s’est exprimé dimanche lors du Space Live organisé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala.
Réagissant à ces critiques, Steve Mbikayi a soutenu que la présence des troupes rwandaises sur le territoire congolais était antérieure à l’arrivée de Félix Tshisekedi à la tête de l’État. Selon lui, le président rwandais Paul Kagame aurait réactivé son armée après avoir constaté que le nouveau chef de l’État congolais n’était pas, à ses yeux, un dirigeant « manipulable ». Dans cette lecture, il considère que le M23 ne constitue qu’une couverture à ce qu’il qualifie d’agression menée par le Rwanda contre la République démocratique du Congo.
Le président du parti Travailliste a également défendu la gestion de cette crise par le chef de l’État congolais. Il estime que les efforts diplomatiques entrepris par les autorités de Kinshasa ont permis d’obtenir une condamnation de la communauté internationale à l’encontre du Rwanda ainsi que l’adoption de sanctions visant Kigali.
Pour Steve Mbikayi, cette évolution marque une différence notable avec les précédentes administrations, qu’il juge n’être jamais parvenues à obtenir un tel niveau de reconnaissance internationale de la responsabilité du Rwanda dans le conflit.
Enfin, il a insisté sur le fait que la République démocratique du Congo ne serait pas confrontée à une simple rébellion, mais à une agression provenant d’un pays voisin. Une analyse qui, selon lui, est aujourd’hui largement partagée par l’ensemble des Congolais.
Tenplar Ngwadi
