Franck Diongo rejette le dialogue national annoncé par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, estimant que les assises envisagées par le chef de l’État ne constituent pas une véritable démarche de recherche de solutions à la crise congolaise.
L’opposant qualifie ce processus de « façade » et de « convenance ». Selon lui, cette initiative aurait pour objectif de permettre à Félix Tshisekedi de consolider son pouvoir et de le prolonger à travers une éventuelle modification de la Constitution.
Le président de la République a annoncé, lors de son adresse à la Nation du jeudi 27 août, la convocation d’un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Il a présenté cette démarche comme une initiative souveraine devant être conçue et conduite par les Congolais, sur le territoire national, avec pour priorité la défense des intérêts de la République.
Pour Félix Tshisekedi, ce dialogue doit dépasser les divisions politiques, idéologiques et communautaires afin de s’attaquer aux causes profondes des crises auxquelles le pays est confronté.
Le chef de l’État a également appelé à faire primer la défense de la République, la consolidation de la paix, la préservation de l’unité nationale et la protection des intérêts stratégiques sur les intérêts particuliers.
« La République nous précède, nous dépasse et nous survivra », a déclaré Félix Tshisekedi, appelant ainsi à placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des divergences politiques et des appartenances particulières.
Cette initiative présidentielle suscite toutefois une réaction négative de Franck Diongo, qui conteste la finalité même du processus et refuse d’y voir un cadre de dialogue susceptible de répondre aux enjeux politiques du pays.
Keno M.
