De passage à Paris, l’opposant congolais Martin Fayulu a accordé un entretien à Romain Chanson pour Jeune Afrique, dans lequel il réaffirme son opposition au changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Le président de l’ECiDé continue notamment de réclamer la tenue d’un dialogue national inclusif, auquel devraient, selon lui, prendre part Joseph Kabila et Corneille Nangaa.
Martin Fayulu assure également qu’il entend manifester contre le projet de changement de la Constitution « coûte que coûte » le 15 septembre, date prévue pour la rentrée parlementaire en RDC.
Au cours de cet entretien, l’opposant s’est par ailleurs exprimé sur la question des Banyamulenge, affirmant qu’il n’existe pas, selon lui, de « tribu Banyamulenge » en RDC. Il estime que cette communauté est issue du Rwanda et s’appuie notamment sur la question de la langue pour défendre sa position.
« Chaque tribu du Congo a une langue », a-t-il déclaré, avant d’interroger l’existence d’une langue congolaise appelée « Mulenge ». Pour lui, le fait de se considérer comme Congolais tout en étant d’origine étrangère ne pose pas en soi de problème, citant l’exemple d’un Belge devenu Congolais par la nationalité.
« Si vous dites que vous êtes Congolais mais d’origine rwandaise parce que vous êtes venu et vous avez pris la nationalité congolaise, où est le problème ? », a-t-il notamment déclaré.
Martin Fayulu maintient ainsi ses revendications en faveur d’un dialogue politique inclusif tout en annonçant sa détermination à s’opposer au changement constitutionnel à la rentrée parlementaire.
Tenplar Ngwadi
