L’opposant congolais et président de l’Écidé, Martin Fayulu, a critiqué le système de contrôle technique des véhicules appliqué à Kinshasa, estimant que son coût et sa fréquence imposent une charge excessive aux automobilistes dans un contexte économique difficile.
Dans un message publié vendredi 7 août sur son compte X, Martin Fayulu a dénoncé une procédure qu’il juge de plus en plus assimilable à une « arnaque », tout en reconnaissant l’importance du contrôle technique dans la prévention des accidents de la circulation.
Le président de l’Écidé s’interroge notamment sur l’obligation faite aux propriétaires de véhicules de soumettre leurs automobiles à deux contrôles techniques par an, pour un coût compris entre 30 et 80 dollars, hors taxes. Selon lui, cette exigence mérite d’être justifiée par les autorités de la ville de Kinshasa au regard du faible pouvoir d’achat de la population.
Martin Fayulu appelle ainsi les autorités provinciales à fournir des explications, chiffres à l’appui, sur les raisons qui motivent cette fréquence ainsi que sur la fixation des tarifs appliqués.
S’il réaffirme que la sécurité routière demeure une nécessité, l’opposant estime qu’elle ne devrait pas se traduire par une charge financière qu’il juge difficilement supportable pour les ménages, en particulier à l’approche de la rentrée scolaire. Il plaide, en conséquence, pour une révision de la fréquence et du coût du contrôle technique des véhicules dans la capitale congolaise.
Keno M.
