Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé, mercredi 5 août 2026, à la Cité de l’Union africaine, une réunion de crise consacrée à la persistance de l’épidémie de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo.
Cette rencontre a réuni le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (CDC Afrique), Jean Kaseya, la Première ministre Judith Suminwa ainsi que plusieurs membres du gouvernement engagés dans la riposte.

Pendant près de deux heures, les participants ont évalué l’évolution de la situation épidémiologique et les défis auxquels fait face la réponse sanitaire. À l’issue des échanges, ils ont relevé que la majorité des contaminations surviennent lors des cérémonies d’inhumation.
Saluant les efforts déjà entrepris par le gouvernement congolais, le directeur général de l’OMS a insisté sur la nécessité de renforcer l’implication des communautés dans la lutte contre la maladie. Il a plaidé pour une mobilisation accrue des leaders religieux, des chefs traditionnels, des organisations de jeunesse et des autres acteurs sociaux afin d’intensifier les actions de sensibilisation.
Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’engagement communautaire constitue un levier essentiel pour améliorer l’efficacité de la riposte contre Ebola. Il a estimé que la participation active des communautés est indispensable pour limiter la propagation de la maladie.

L’Organisation mondiale de la santé et le CDC Afrique ont, par ailleurs, renouvelé leur soutien au leadership du gouvernement congolais dans la gestion de cette épidémie.
Pour l’OMS, la stratégie de riposte doit désormais s’appuyer sur un renforcement de la sensibilisation communautaire, une meilleure protection du personnel de santé ainsi qu’une surveillance accrue afin de prévenir les décès à domicile et de favoriser une prise en charge des patients dans les structures de santé.
Tenplar Ngwadi
