Des étudiants congolais rapatriés d’Iran affirment être sans accompagnement effectif des autorités depuis leur retour à Kinshasa, le 30 mars 2026. Ils sollicitent une enquête journalistique sur leur situation et demandent aux institutions concernées de se prononcer.
Dix étudiants concernés
Selon un mémorandum transmis à la presse, le groupe est composé de dix étudiants congolais, dont sept originaires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ils expliquent avoir été rapatriés d’Iran par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec l’intermédiation du Gouvernement congolais, dans le contexte des conflits ayant opposé Israël et l’Iran avec l’implication des États-Unis.
À leur arrivée à Kinshasa, certains disent ne disposer ni de famille d’accueil ni de moyens suffisants pour répondre à leurs besoins essentiels.
Plus de quatre mois de démarches
Les étudiants affirment avoir saisi plusieurs institutions publiques, notamment le ministère des Affaires étrangères, le ministère des Affaires sociales, la Primature et la Présidence de la République.
Des mémorandums et demandes officielles auraient été déposés afin d’obtenir une prise en charge et une solution durable à leur situation. Ils disent également avoir sollicité l’intervention du ministère de la Jeunesse, sans obtenir, selon eux, la réponse espérée.
Ils réclament une intervention des autorités
Plus de quatre mois après leur retour, ces étudiants estiment que leur situation demeure sans solution concrète. Ils affirment ne pas réclamer un traitement de faveur, mais souhaitent que leur cas soit examiné et que les responsabilités soient clairement établies si des engagements pris dans le cadre de leur rapatriement n’ont pas été respectés.
Appel aux médias et à une enquête
Face à ce qu’ils considèrent comme une absence de réponse institutionnelle, les étudiants demandent aux journalistes et aux médias indépendants de s’intéresser à leur dossier. Ils se disent disposés à fournir les mémorandums, documents administratifs, témoignages et autres éléments susceptibles de permettre de vérifier leurs déclarations auprès des différentes institutions concernées.
Cette affaire soulève ainsi plusieurs questions qui méritent d’être documentées : dans quelles conditions ces étudiants ont-ils été rapatriés ? Quels engagements avaient été pris par les autorités congolaises ? Quelle prise en charge était prévue à leur arrivée à Kinshasa ? Et quelles mesures ont été envisagées depuis leur retour ?
Ces différents points nécessitent des vérifications et les réactions des institutions citées afin d’établir les faits et les éventuelles responsabilités.
La Gazette du Continent
