Le député national et ancien gouverneur du Kasaï-Occidental, Claudel André Lubaya, a vivement dénoncé la détention de l’ancien président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, affirmant que ce dernier totalise, au 5 août 2026, 200 jours de privation de liberté qu’il juge contraires aux principes de l’État de droit.
Dans un message publié sur son compte X, l’élu affirme qu’Aubin Minaku est détenu « au secret » depuis deux cents jours, sans cadre légal ni contrôle juridictionnel. Selon lui, cette situation constitue une violation de la Constitution ainsi que des garanties fondamentales relatives aux droits et libertés des citoyens.
Claudel André Lubaya soutient que cette détention, qu’il qualifie d’arbitraire, place l’intéressé dans une situation d’isolement prolongé, sans contact avec sa famille ni avec ses avocats. Il estime qu’une telle pratique porte atteinte à la primauté du droit et risque d’alimenter les tensions politiques dans le pays.
Le député affirme par ailleurs que le cas d’Aubin Minaku ne serait pas isolé. Il cite notamment Ramazani Shadary, Parole Kamizelo, Daniel Onokomba et Ludovic Kalengayi parmi les personnes qui, selon lui, seraient également privées de liberté en dehors de tout fondement légal.
Dans son message, Claudel André Lubaya critique également les prises de parole de plusieurs responsables publics, notamment le ministre de la Justice, le président de la Commission nationale des droits de l’homme et le vice-président de l’Assemblée nationale. Il leur reproche d’avoir publiquement défendu ces détentions, estimant que de telles déclarations ne sauraient, selon lui, remplacer les garanties prévues par la loi ni répondre aux interrogations sur leur régularité juridique.
L’ancien gouverneur du Kasaï-Occidental appelle enfin le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à ordonner la cessation de ces détentions qu’il considère comme illégales. Il estime que la libération des personnes concernées constitue une exigence de justice, de légalité et de respect de l’État de droit, ajoutant que leur maintien en détention engagerait, selon lui, la responsabilité politique et institutionnelle du chef de l’État.
Keno M.
