604 bénéficiaires de la commune de Matete reçoivent leurs certificats après des formations en entrepreneuriat et compétences de vie.
La Cellule Infrastructures, en partenariat avec le Réseau des éducateurs des enfants et jeunes de la rue (REEJER), poursuit la remise des certificats aux tâcherons ayant achevé leur contrat dans le cadre du volet Travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (THIMO) du projet Kin Elenda.
Lancée le 27 juillet 2026, cette campagne concerne plus de 4.231 tâcherons ayant bénéficié d’un accompagnement social, de formations en compétences de vie courante et en entrepreneuriat.
Après une première cérémonie organisée dans la commune de Lemba, l’opération s’est poursuivie le 27 juillet 2026 à l’Institut Technique Commercial (ITC) Bahumbu de Matete, où 604 bénéficiaires ont reçu leurs certificats.
Développer le capital humain au-delà des infrastructures
Pour Guelor Bondoki Maboso, expert responsable des Travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (THIMO) à la Cellule Infrastructures, cette initiative répond à l’un des objectifs majeurs du projet Kin Elenda qui est de créer des emplois tout en renforçant le capital humain.
« Nous avons recruté des jeunes, des femmes et des hommes de Matete afin de leur offrir une opportunité d’emploi et de les rendre utiles au développement de leur commune. Au-delà des travaux réalisés, nous voulons leur transmettre des compétences qui leur permettront de poursuivre leurs activités après la fin de leur contrat », a-t-il expliqué.
Il a indiqué que les bénéficiaires seront désormais mis à la disposition des autorités locales afin de contribuer à l’entretien et à la pérennisation des infrastructures qu’ils ont eux-mêmes réalisées.
Former des entrepreneurs pour l’après-projet
Le coordonnateur du REEJER, Rémy Mafu, a insisté sur la nécessité d’investir dans le développement des personnes autant que dans les infrastructures. Selon lui, la construction des routes et d’autres ouvrages ne suffit pas si les populations ne disposent pas des compétences nécessaires pour en tirer profit.
C’est dans cette optique que les bénéficiaires ont été formés à l’entrepreneuriat afin de créer leurs propres activités génératrices de revenus. « Plusieurs jeunes ont déjà commencé à travailler en petits groupes. L’enjeu est maintenant d’assurer la continuité afin qu’ils puissent vivre durablement de leurs compétences », a-t-il souligné.
Pour accompagner cette dynamique, le REEJER a mis les bénéficiaires en relation avec les chefs de quartiers et les chefs de rues afin qu’ils bénéficient d’un suivi de proximité. Des discussions avec les autorités communales ont également abouti à une mesure d’allègement fiscal.
Une exonération de taxes pendant deux ans
Afin de favoriser l’installation des jeunes entrepreneurs, la commune de Matete a accepté de les dispenser de certaines taxes pendant une période de deux ans. Cette mesure devrait leur permettre de consolider leurs activités économiques, tout en participant à l’entretien des ouvrages réalisés dans leur commune.
Présent à la cérémonie, Louis Mulumba, assistant social, chef de service des Affaires sociales et agent de la Division urbaine affecté à la commune de Matete, a salué l’initiative. Il a estimé que le programme a permis de redonner espoir à de nombreux jeunes autrefois en situation de précarité, aujourd’hui devenus des ouvriers qualifiés et des acteurs du développement local.
Zacharie Mikounga
