L’audience consacrée à l’ouverture de l’instruction dans le procès de Constant Mutamba devant la Cour de cassation a été marquée le 27 juillet 2026 par de fortes tensions.
Alors que la Cour entendait débuter l’interrogatoire de l’ancien coordonnateur du FRIVAO, Chancard Bulokola, l’ancien ministre de la Justice a interrompu les débats pour exiger l’examen préalable des moyens de la défense.
Se présentant comme le « premier prévenu », Constant Mutamba a soutenu que les exceptions de procédure devaient être examinées avant toute instruction sur le fond.
Il a également insisté sur le respect des droits de la défense et des règles de procédure.
« Nous ne cautionnerons pas un complot politique »
Face au refus du premier président de la Cour de modifier l’ordre des débats, Constant Mutamba a durci son ton. Il a accusé la justice de conduire un « complot politique » contre sa personne, affirmant qu’il refusait d’y prendre part.
« Nous ne sommes pas venus cautionner un complot politique. Si vous voulez me condamner, condamnez-moi, mais respectez les lois et la Constitution », a-t-il lancé à plusieurs reprises, tout en réclamant le droit de présenter les moyens préalables de sa défense.
L’ancien ministre a également contesté la présence de la partie civile au cours de cette phase de la procédure, invoquant les dispositions de la loi régissant la procédure devant la Cour de cassation.
Départ de la salle d’audience
Malgré les appels du premier président de la Cour à poursuivre les débats dans l’ordre fixé par la juridiction, Constant Mutamba a maintenu sa contestation.
Estimant que ses droits n’étaient pas respectés, il a annoncé son refus de participer à la suite de l’audience avant de quitter la salle.
La Cour a finalement renvoyé l’affaire au vendredi 31 juillet 2026 pour la poursuite de l’instruction, avec la possibilité d’entendre les plaidoiries des parties si la procédure le permet.
Zacharie Mikounga
