La candidate de la République Démocratique du Congo au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Juliana Amato Lumumba, a poursuivi sa tournée diplomatique en obtenant une audience auprès du président tunisien Kaïs Saïed au Palais de Carthage.
L’ancienne ministre congolaise de la Culture et des arts était accompagnée du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations menées par la candidate congolaise auprès des États membres de la Francophonie en vue de recueillir des soutiens à son projet pour l’avenir de l’organisation.
La Tunisie saluée pour son engagement dans l’espace francophone
Au cours des échanges, la délégation congolaise a mis en avant le rôle historique de la Tunisie dans l’espace francophone. Présenté comme un acteur majeur de la Francophonie, le pays est reconnu pour sa contribution à la formation de plusieurs générations de cadres, d’universitaires, de médecins et d’ingénieurs évoluant dans un environnement francophone.
Pour la candidate congolaise, cette expérience rejoint sa vision d’une « Francophonie des peuples », davantage tournée vers la jeunesse, la mobilité des talents, le partage des compétences et le développement solidaire entre les États membres.
Une candidature portée par la RDC et soutenue par une intense offensive diplomatique
Profitant de cette audience, la candidate a officiellement présenté au président Kaïs Saïed sa candidature à la succession de l’actuelle secrétaire générale de l’OIF, au nom de la RDC. Cette démarche s’inscrit dans une campagne diplomatique engagée depuis plusieurs mois par Kinshasa. Après le lancement officiel de sa candidature, plusieurs étapes ont déjà marqué son parcours, notamment des consultations bilatérales avec des dirigeants et responsables gouvernementaux de différents pays membres de la Francophonie, ainsi que la participation à plusieurs rencontres internationales consacrées à l’avenir de l’organisation.
L’objectif affiché est de mobiliser un large soutien autour d’une Francophonie davantage orientée vers les enjeux de développement, de coopération économique et de valorisation du potentiel de la jeunesse francophone.
Des convergences de vues sur l’avenir de la Francophonie
Selon la candidate congolaise, les discussions avec le chef de l’État tunisien ont permis de dégager une convergence de vues sur la nécessité de renforcer la coopération entre les pays francophones et de faire évoluer l’organisation vers un espace plus dynamique et plus solidaire. Elle a salué l’accueil qui lui a été réservé à Tunis ainsi que la qualité des échanges avec les autorités tunisiennes, estimant que cette étape constitue un nouveau jalon dans la promotion de la candidature de la RDC à la tête de l’OIF.
La Gazette du Continent
