Une crue dévastatrice accompagnée d’un glissement de terrain à la frontière entre le Népal et le Tibet a fait mercredi de nombreuses victimes, emportant tout sur son passage. Quelque 403 touristes étaient portés disparus plusieurs heures après la catastrophe.
Une coulée de boue survenue mercredi matin au Népal a fait de «nombreuses victimes» et disparus de l’autre côté de la frontière, au Tibet (sud-ouest de la Chine), a annoncé l’agence officielle Chine nouvelle. Le président chinois Xi Jinping a ordonné «la mobilisation de tous les moyens» afin de secourir les blessés et de minimiser les pertes humaines après ce drame qui s’est déroulé vers 10h30 (02h30 GMT) au poste frontière de Gyirong, a rapporté l’agence.
Au moins 160 personnes ont été tuées. L’armée népalaise, qui a déployé d’importants moyens dont plusieurs hélicoptères, a pour sa part annoncé avoir déjà porté secours à au moins 21 personnes et retrouvé 157 corps. Les autorités sont par ailleurs sans nouvelles de 403 touristes, dont 341 étrangers. Les autorités chinoises ont fait état d’au moins 3 morts côté chinois parmi les victimes et 265 disparus supplémentaires.
Parmi les ressortissants étrangers figurent 142 Indiens, ainsi que des Britanniques, des Malaisiens, des Australiens, des Néerlandais, des Américains, des Portugais, des Sud-Africains, des Sud-Coréens et des Italiens, selon l’office du tourisme népalais.
L’aide internationale s’organise
De l’aide a commencé à être envoyée, notamment via la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) au Népal, qui a indiqué avoir débloqué près d’un million de francs suisses (un peu plus d’un million d’euros) de fonds d’urgence pour soutenir les opérations de secours. L’aide initiale comprend de l’eau potable et des fournitures telles que des couvertures et des trousses de premiers secours, des brancards et des sacs mortuaires, a détaillé l’IFRC.
L’Union européenne a de son côté activé son système de surveillance par satellite, Copernicus, pour aider les secouristes, et s’est dite prête à fournir plus d’assistance, tandis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dit avoir envoyé des fournitures médicales d’urgence. L’Inde voisine a envoyé 10 tonnes d’aide humanitaire, incluant des couvertures, des lampes solaires et des médicaments.
L’armée de l’air indienne a fait savoir que des avions de transport militaires allaient acheminer des fournitures supplémentaires, avec des «hélicoptères affectés aux opérations de sauvetage et d’évacuation». Le ministre indien de l’Intérieur Amit Shah a quant à lui indiqué avoir placé des équipes de sauvetage en état d’alerte maximale dans les États frontaliers du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Le Bangladesh, un autre pays en aval, a dit être « prêt à aider le Népal de toutes les manières possibles dans les opérations de secours et de sauvetage ».
Albert Toussaint avec AFP
