La diplomatie américaine a annoncé vendredi 15 mai 2026, la prolongation de quarante-cinq jours du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, à l’issue de deux jours de négociations marqués par des échanges jugés encourageants par plusieurs acteurs impliqués dans les discussions.
« Le potentiel de réussite [des discussions de paix] est important », a déclaré l’ambassadeur d’Israël à Washington, Yechiel Leiter, tout en reconnaissant l’existence de « hauts et des bas » dans les pourparlers.
Au Liban, le Premier ministre Nawaf Salam a vivement critiqué le Hezbollah, dénonçant « des aventures irresponsables servant des projets ou intérêts étrangers », accusant implicitement le mouvement chiite d’avoir entraîné le pays dans une nouvelle guerre.
Malgré l’annonce de cette prolongation, l’armée israélienne a indiqué samedi avoir mené de nouvelles frappes contre le Hezbollah dans le sud du Liban. Ces opérations militaires interviennent dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Parallèlement, l’armée israélienne a confirmé avoir tué, lors d’une frappe menée vendredi dans la bande de Gaza, Ezzedine Al-Haddad, présenté comme l’un des principaux architectes de l’attaque du 7 octobre 2023.
Sur le front maritime, les Gardiens de la révolution iraniens ont autorisé davantage de navires à traverser le détroit d’Ormuz, quasi paralysé depuis le début de la guerre, selon la télévision d’État iranienne. Une évolution observée alors que les inquiétudes persistent autour de la sécurité du trafic maritime dans cette zone stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Dans ce contexte, le porte-avions français Charles de Gaulle et son escorte sont arrivés vendredi en mer d’Arabie. Selon la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, le groupe aéronaval est prépositionné en cas de déclenchement d’une mission « neutre » visant à rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Conséquence directe des tensions régionales, les exportations pétrolières irakiennes transitant par le détroit d’Ormuz ont chuté de manière spectaculaire. Le nouveau ministre irakien du Pétrole, Bassem Mohammed Khudair, a annoncé samedi que ces exportations avaient été quasiment divisées par dix en avril par rapport à la période précédant le conflit.
Tenplar Ngwadi
