Le Mali et l’Algérie tentent de tourner la page de plusieurs mois de tensions diplomatiques. Le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga s’est rendu dimanche 24 août à Alger pour relancer le dialogue et la coopération entre les deux pays voisins.
Selon des informations rapportées notamment par Deutsche Welle (DW), le chef du gouvernement malien a été accueilli par son homologue algérien, Sifi Ghrieb, dans le cadre d’une visite destinée à accompagner le dégel des relations entre Bamako et Alger.
Cette rencontre intervient après plusieurs mois de brouille diplomatique. Les deux pays cherchent désormais à rétablir progressivement la confiance et à renouer les mécanismes de coopération affectés par cette crise.
Au-delà de l’aspect politique, le rapprochement entre les deux voisins présente des enjeux sécuritaires importants. Le Mali et l’Algérie partagent une longue frontière et sont confrontés aux conséquences de l’instabilité qui touche une partie de la région sahélienne.
Selon l’analyse rapportée par DW, la coopération entre les deux pays reste particulièrement importante pour le nord du Mali, notamment en matière d’échanges transfrontaliers et d’approvisionnement.
Les conséquences économiques de la crise seraient toutefois restées limitées. Malgré leur longue frontière commune, le Mali et l’Algérie n’ont jamais entretenu un volume d’échanges commerciaux particulièrement élevé.
Le dégel diplomatique pourrait néanmoins contribuer à réduire certaines pressions qui pèsent sur les voies d’approvisionnement du Mali. Les corridors reliant le pays à Dakar et à Abidjan demeurent en effet essentiels pour le commerce et l’accès aux marchés extérieurs.
Pour l’Algérie, cette reprise du dialogue revêt également une dimension stratégique. Alger cherche à maintenir son influence dans l’espace sahélo-saharien, alors que d’autres partenaires renforcent progressivement leur présence au Mali.
Cette visite marque ainsi une nouvelle étape dans la normalisation des relations entre Bamako et Alger. Reste désormais à voir si les deux gouvernements parviendront à transformer ce dégel diplomatique en une coopération durable.
Les relations entre l’Algérie et le Mali connaissent un début de normalisation diplomatique, mettant un terme à plus de 15 mois d’une crise particulièrement sévère selon Africa24. Le 10 juillet 2026, l’Algérie et le Mali ont officiellement relancé leurs relations diplomatiques. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a ordonné le retour à Bamako de l’ambassadeur Kamal Retieb, qui avait été rappelé en avril 2025.
Les deux pays ont simultanément rouvert leurs espaces aériens respectifs pour les vols civils et militaires, ce qui a permis de fluidifier les échanges commerciaux frontaliers mis à mal par la crise.
Magloire Mutulwa
