Une maladie encore non identifiée suscite une vive inquiétude dans la cité minière de Mungwalu, située dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Depuis près de deux semaines, plusieurs décès ont été enregistrés, y compris parmi des agents de santé, selon des sources locales. Les chiffres avancés n’ont toutefois pas encore été confirmés officiellement par les autorités sanitaires.
Face à cette situation préoccupante, les équipes médicales se sont mobilisées afin de déterminer l’origine exacte de cette maladie qui alimente déjà une psychose grandissante au sein de la population.
D’après le médecin chef de la zone de santé de Mungwalu, les personnes touchées présentent des symptômes jugés préoccupants, notamment de fortes fièvres, des maux de tête, des courbatures, des vomissements ainsi que, dans certains cas, des hémorragies.
Selon les mêmes sources, des dizaines de décès auraient déjà été enregistrés dans différentes structures sanitaires, chez des tradipraticiens ainsi qu’à domicile, notamment à Mungwalu et à Bunia, chef-lieu de l’Ituri. Parmi les victimes figureraient également des membres du personnel soignant.
Dans la communauté, les inquiétudes se multiplient et plusieurs rumeurs circulent autour de l’origine de cette maladie. Certains habitants évoquent notamment un incident survenu lors d’un enterrement après l’incinération d’un cercueil dans un quartier de la cité.
Les professionnels de santé appellent cependant la population à la prudence, rappelant qu’aucune preuve scientifique ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre cet événement et les cas enregistrés.
Selon des sources sanitaires locales, les premiers prélèvements effectués se sont révélés négatifs. De nouveaux échantillons ont été envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale afin de poursuivre les analyses et identifier l’agent pathogène à l’origine de cette maladie.
En attendant les résultats, les autorités sanitaires, avec l’appui de Médecins Sans Frontières, ont renforcé les mesures de prévention, d’isolement et de sensibilisation dans les zones touchées.
Une réunion de coordination s’est tenue jeudi 14 mai afin de lancer une campagne de sensibilisation sur le respect des mesures barrières. Les autorités administratives locales espèrent ainsi rassurer la population et limiter la propagation de la psychose dans cette partie de l’Ituri.
Tenplar Ngwadi
