Diriger par les militaires depuis leur coup d’État l’année dernière, la Guinée- Bissau s’apprête à organiser un référendum constitutionnel le 30 août. Ce projet vise à accroître les prérogatives de la présidence et à refondre les règles des élections prévues en décembre.
Selon la Constitution en vigueur, le pouvoir législatif de Guinée-Bissau nomme un Premier ministre, lequel désigne ensuite son cabinet. La nouvelle Constitution permettrait au président de nommer et de révoquer le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement. Le chef de l’État aurait également la faculté de créer ou de supprimer des ministères, de présider le Conseil des ministres, de dissoudre le Parlement en cas de crise politique grave et de démettre le gouvernement dans certaines circonstances, d’après une copie consultée par la Gazette du Continent
La nouvelle Constitution réduirait par ailleurs le nombre de sièges au Parlement, passant de 102 à 65, et ramènerait le nombre de circonscriptions électorales de 29 à 12. Ce référendum intervient quelques mois avant les élections présidentielles et législatives prévues en décembre. La Guinée -Bissau est marquée par des décennies d’instabilité politique et plusieurs coups d’État.
Albert Toussaint avec AFP
