Le responsable des opérations de la riposte contre Ebola, Dr. Adélard Lufungula a annoncé qu’il existe désormais un traitement efficace contre la variante Bundibugyo de la maladie à virus Ebola, qui sévit dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite le mercredi 22 juillet 2026 lors d’une conférence de presse tenue à Bunia.
Selon lui, un traitement actuellement évalué permet d’obtenir des résultats jugés positifs chez plusieurs patients pris en charge dans les centres de traitement. Il affirme que le nombre de personnes guéries est en augmentation, grâce notamment à une prise en charge précoce.
Cette annonce intervient alors que l’épidémie déclarée le 15 mai 2026 continue de progresser. D’après l’Organisation mondiale de la santé, plus d’un millier de personnes ont perdu la vie depuis le début de la flambée, avec une forte concentration des cas en Ituri, où les enfants figurent parmi les populations les plus touchées.
Toutefois, les autorités sanitaires précisent que ce traitement n’est pas encore officiellement homologué. Les molécules utilisées dans le cadre de la prise en charge font toujours l’objet d’évaluations scientifiques afin de confirmer leur efficacité et leur sécurité contre la variante Bundibugyo.
Parmi les pistes étudiées figurent notamment certaines thérapies antivirales, dont la combinaison de molécules comme le MBP134 et le remdesivir, ainsi que d’autres approches préventives pour les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
Les spécialistes insistent néanmoins sur un facteur déterminant, la rapidité de la prise en charge. Selon eux, l’admission précoce des malades dans les centres spécialisés augmente considérablement les chances de survie.
Sur le terrain, la riposte se poursuit avec l’appui des autorités sanitaires nationales, de l’Organisation mondiale de la santé et de plusieurs partenaires. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a d’ailleurs entamé une mission dans les zones affectées, notamment à Kisangani, Bunia, Mongbwalu et Rwampara, afin d’évaluer la situation et les besoins de la réponse sanitaire.
Alors que l’épidémie reste préoccupante, les résultats annoncés sur les traitements expérimentaux nourrissent l’espoir d’améliorer la prise en charge des patients, mais les acteurs sanitaires appellent à la prudence en attendant la validation scientifique définitive.
Magloire Mutulwa
