Les principaux leaders de l’opposition réunis au sein de la Coalition C64 doivent se retrouver ce vendredi au siège de l’ECIDE pour arrêter une position commune sur le dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund devraient notamment rejeter le processus, contestant à la fois sa forme et son fond.
Cette réunion pourrait marquer une nouvelle convergence entre plusieurs figures majeures de l’opposition, qui entendent afficher un front commun face à une initiative qu’elles considèrent comme verrouillée par le pouvoir. Elle intervient alors que plusieurs composantes de l’opposition et de la société civile plaident pour la mise en place d’un dialogue qu’elles souhaitent réellement inclusif.
Dans son adresse à la Nation, jeudi 27 août, Félix Tshisekedi a annoncé la convocation d’un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Le chef de l’État a présenté cette démarche comme une initiative souveraine, devant être pensée et conduite par les Congolais sur le territoire national, avec comme priorité la défense des intérêts de la République.
Selon le président congolais, ce dialogue doit permettre de dépasser les divisions politiques, idéologiques et communautaires afin de s’attaquer aux causes profondes des crises que traverse le pays. Il a également insisté sur la nécessité de placer la défense de la République, la consolidation de la paix, l’unité nationale et la protection des intérêts stratégiques au-dessus des intérêts particuliers.
« La République nous précède, nous dépasse et nous survivra », a déclaré Félix Tshisekedi, appelant ainsi les différents acteurs à faire primer l’intérêt supérieur de la Nation sur leurs divergences politiques et leurs appartenances particulières.
La réunion annoncée de la C64 devrait ainsi permettre à ses principaux dirigeants de préciser leur position face à cette initiative présidentielle et de confirmer leur opposition au format et aux orientations proposés par le chef de l’État.
Tenplar Ngwadi
