Neuf membres du Conseil de sécurité des Nations unies, parties au Statut de Rome, ont réaffirmé leur soutien à la Cour pénale internationale (CPI) en s’engageant à préserver son indépendance et son intégrité face à la campagne menée par les États-Unis en vue de « démanteler » cette juridiction.
La déclaration commune réunit la République démocratique du Congo, la France, la Lettonie, la Colombie, la Grèce, le Panama, le Royaume-Uni, le Liberia et le Danemark. Les neuf États se sont engagés à protéger la Cour contre toute menace susceptible de viser son fonctionnement, ses responsables ou ses partenaires.
Cette prise de position intervient alors que la République démocratique du Congo assure, durant le mois de juillet 2026, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, une responsabilité qu’elle exerce pour la première fois depuis plus de trente ans.
À ce titre, Kinshasa préside les travaux de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales et conduit les discussions sur les principaux dossiers inscrits à l’ordre du jour du Conseil, notamment ceux concernant le continent africain.
Cette présidence constitue également une tribune diplomatique pour la République démocratique du Congo, qui entend maintenir au cœur des débats internationaux la situation sécuritaire dans l’Est du pays et appeler à une mobilisation renforcée de la communauté internationale face aux défis persistants dans cette région.
Le Conseil de sécurité des Nations unies est composé de quinze membres, dont cinq permanents – les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni – et dix membres élus pour un mandat de deux ans. Parmi ces derniers figurent notamment la République démocratique du Congo, le Liberia, la Grèce et la Colombie.
Tenplar Ngwadi
