Un incident impliquant un élément de la Police de circulation routière a provoqué une vive tension, lundi 10 août 2026, au carrefour de Mangato, dans le secteur de Cantine. Les faits se sont produits vers 15 heures, à hauteur du péage routier, où une altercation aurait opposé le policier à des passagers.
Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, le policier, identifié sous le nom de Sindika, aurait tiré un coup de feu en l’air au cours de la dispute. Le tir serait intervenu alors que l’agent procédait à des contrôles routiers et avait déjà immobilisé plusieurs motocyclistes.
D’après les mêmes témoignages, des passagers auraient interpellé le policier, dénonçant ce qu’ils considéraient comme des tracasseries routières. La situation aurait alors dégénéré avant que l’agent ne fasse usage de son arme à feu. Une passagère aurait notamment été exposée au danger au moment du tir, sans qu’aucune victime par balle ne soit signalée dans les informations disponibles.
Toujours selon les témoins, le policier aurait également prononcé en swahili l’expression « Basi cheze na miye », comprise comme une injonction à ne pas plaisanter avec lui et à remettre de l’argent. Cette déclaration est rapportée dans le contexte de l’altercation, mais n’a pas fait l’objet d’une confirmation officielle.
Alertée par l’incident, la société civile du groupement Baswagha-Madiwe a vivement condamné le comportement attribué à l’agent. Par la voix de son rapporteur, Tchetche Aliamini, cette structure demande aux autorités compétentes de prendre des mesures contre le policier concerné.
La société civile réclame notamment son interpellation et sa comparution devant la justice militaire pour des faits qu’elle qualifie de « dissipation de munitions de guerre ». Cette qualification relève toutefois, à ce stade, de la position exprimée par cette organisation et devra être établie par les autorités judiciaires compétentes.
Au-delà de cet incident, la société civile de Baswagha-Madiwe renouvelle ses critiques à l’égard du fonctionnement de la Police de circulation routière dans le groupement. Elle dénonce des pratiques qu’elle assimile à des tracasseries répétées et estime que la présence de ces agents ne contribue pas suffisamment, selon elle, à améliorer les conditions de circulation ou la sécurité des usagers.
La structure demande ainsi le retrait des éléments de la Police de circulation routière du groupement, considérant qu’ils n’apporteraient pas, dans les conditions actuelles, une contribution jugée positive à la population. Cette revendication intervient dans un contexte où les relations entre usagers de la route et agents chargés du contrôle routier demeurent parfois tendues dans plusieurs zones de la région.
Aucune réaction officielle des responsables de la Police de circulation routière ou des autorités administratives et judiciaires compétentes n’a, à ce stade, été rapportée concernant le tir signalé à Mangato. Une éventuelle enquête devrait notamment permettre d’établir les circonstances exactes de l’incident, l’usage de l’arme et les responsabilités zéventuelles.
Magloire Mutulwa
