Le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a ouvert ce mercredi 29 juillet au Centre financier de Kinshasa les conférences budgétaires consacrées à l’exercice 2027. Ces travaux, prévus pour une durée de dix jours, doivent permettre d’élaborer l’avant-projet de loi de finances avant son examen par les instances compétentes.
Placées sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et conformément aux orientations de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, ces assises réunissent des membres du Gouvernement, des chefs d’institutions, des partenaires techniques ainsi que des experts des différentes administrations publiques.

À l’ouverture des travaux, Adolphe Muzito a souhaité que ces conférences constituent un cadre de vérité budgétaire et de responsabilité. Il a réaffirmé la volonté du Gouvernement de respecter les délais constitutionnels et légaux pour le dépôt du projet de loi de finances 2027 au bureau de l’Assemblée nationale.
Le Vice-Premier ministre a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité des projections budgétaires, de mieux évaluer les recettes issues du secteur minier, de renforcer la traçabilité des flux financiers et d’assurer un suivi rigoureux du solde budgétaire hors ressources naturelles, afin de préserver la soutenabilité de la politique budgétaire nationale.
« Sous la haute impulsion de Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’État, la République démocratique du Congo a résolument maintenu le cap de la stabilité macroéconomique, de la construction des infrastructures, du renforcement de la souveraineté nationale et de l’amélioration progressive des conditions sociales de la population », a déclaré Adolphe Muzito.

Selon le ministre du Budget, la trajectoire budgétaire de la RDC prévoit une progression de la pression fiscale, avec un objectif de 14 % contre 12,5 % actuellement, avant d’atteindre une moyenne de 15 % entre 2028 et 2030, puis de dépasser 17 % à l’horizon 2035.
Dans cette dynamique, les recettes courantes devraient évoluer de 15,3 milliards de dollars américains en 2026 à 18 milliards en 2027, puis atteindre 21 milliards en 2028. À plus long terme, le Gouvernement ambitionne d’atteindre 40 milliards de dollars américains de recettes à l’horizon 2035.
Durant ces conférences, les participants examineront notamment les besoins de fonctionnement des services publics, le financement des activités destinées à accroître la mobilisation des recettes ainsi que les risques susceptibles d’entraîner des écarts entre les prévisions et l’exécution budgétaire.
Pour Adolphe Muzito, une meilleure projection de la croissance des recettes constitue une exigence essentielle, en cohérence avec les orientations de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
De son côté, la secrétaire générale au Budget, Jeanne Golomingi, a indiqué que ces travaux devront aboutir à des prévisions plus fiables en matière de recettes et de dépenses, tout en identifiant des solutions concrètes pour améliorer la mobilisation des ressources et renforcer la discipline budgétaire.

Elle a également souligné que l’exercice 2027 accorde une attention particulière à la poursuite du processus de basculement vers le budget-programme, avec l’objectif d’orienter davantage les ressources disponibles vers les priorités nationales.
À travers ces conférences budgétaires, le Gouvernement entend poursuivre la modernisation de la gestion des finances publiques, élargir l’assiette fiscale et soutenir la mise en œuvre de son Programme d’Actions, conformément à la vision du Président de la République et aux orientations de la Première ministre.
Tenplar Ngwadi
