À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, les enseignants de l’axe Mangina, dans le territoire de Beni, annoncent une mobilisation pour préparer la reprise des activités scolaires. Le SYECO (Syndicat des Enseignants du Congo) et le SYNECATH (Syndicat National des Enseignantsy tv des Écoles Conventionnées Catholiques) prévoient de tenir deux réunions consécutives ce vendredi 21 août, sauf changement de dernière minute.
L’annonce a été confirmée mercredi 19 août par Musubao Muhindo Kiwanza, porte-parole de l’intersyndicale des enseignants de l’axe Mangina.
Selon l’intersyndicale, ces rencontres seront consacrées principalement aux préparatifs de la nouvelle année scolaire. Les enseignants devraient notamment examiner les conditions dans lesquelles la reprise des cours peut être organisée dans cette partie du territoire de Beni.
Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par une situation sécuritaire préoccupante dans la commune rurale de Mangina. Les enseignants souhaitent également revenir sur les conséquences des attaques meurtrières survenues les 14 et 15 juillet 2026 dans la région.
Plusieurs sources locales ont rapporté des attaques attribuées aux ADF, ayant fait plusieurs victimes civiles. L’Agence congolaise de presse a notamment fait état de quatorze civils tués lors de deux attaques successives à Mangina. Ces violences ont également affecté le personnel éducatif et les familles de la région, renforçant les inquiétudes quant aux conditions de reprise des activités scolaires.
Au-delà de la sécurité, les enseignants restent confrontés à des préoccupations professionnelles et salariales déjà soulevées par leurs organisations syndicales au niveau national. Le paiement régulier des salaires, la situation des enseignants non mécanisés et le respect des engagements pris par le gouvernement figurent notamment parmi les revendications régulièrement portées par les syndicats d’enseignants.
Pour l’axe Mangina, la question sécuritaire vient donc s’ajouter à ces difficultés professionnelles. Les deux réunions annoncées pour vendredi devraient permettre aux représentants des enseignants d’évaluer la situation et de dégager une position commune sur la rentrée scolaire.
À travers cette démarche, l’intersyndicale entend préparer les enseignants à la nouvelle année scolaire tout en attirant l’attention sur les conditions sécuritaires nécessaires à une reprise effective des cours.
Pour l’heure, aucune décision de boycott ou de suspension de la rentrée n’est annoncée dans les éléments communiqués. Les conclusions des rencontres du 21 août devraient permettre d’en savoir davantage sur la position des enseignants de l’axe Mangina.
Magloire Mutulwa
