Le secrétaire général de l’UDPS/TSHISEKEDI, Augustin Kabuya, a réagi aux prises de position de Me Jean-Claude Katende, de l’ASADHO, au sujet des violences impliquant des jeunes affiliés à différentes structures politiques en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration adressée à Jean-Claude Katende, Augustin Kabuya estime que l’intervention de la Police nationale congolaise a permis d’interpeller des membres de l’ECiDé de Martin Fayulu, accusés d’avoir adopté des comportements violents envers des jeunes du Service national.
Selon lui, ces faits auraient pu être attribués à la Force du Progrès ou à l’UDPS/TSHISEKEDI si les services de police n’étaient pas intervenus. Augustin Kabuya affirme toutefois que les autorités ont également fait état de l’interpellation d’un groupe de personnes se réclamant de la Force du Progrès à Bandalungwa et accusées de terroriser la population.
Il évoque également un autre groupe présenté comme lié à l’UDPS/TSHISEKEDI, qui aurait provoqué des troubles à l’Université pédagogique nationale (UPN). Augustin Kabuya précise que cette entité n’est pas reconnue par l’UDPS/TSHISEKEDI.
Pour le secrétaire général du parti présidentiel, Jean-Claude Katende aurait volontairement passé sous silence ces éléments, donnant ainsi, selon lui, l’impression que seuls des individus associés à l’UDPS/TSHISEKEDI étaient concernés par les faits dénoncés.
Augustin Kabuya dénonce ainsi ce qu’il qualifie de « justice sélective » de la part du responsable de l’ASADHO. Il juge également injustifiable son silence actuel sur les autres groupes interpellés par la police.
« Désormais, pour couvrir vos manquements, vous sollicitez une saisine de ma part comme si j’occupais la fonction d’agent de monitoring à votre service », a-t-il déclaré, reprochant à Jean-Claude Katende de lui demander d’intervenir alors que, selon lui, les différents cas avaient déjà été mentionnés dans la communication de son parti.
À travers cette sortie, Augustin Kabuya entend ainsi répondre aux critiques formulées contre l’UDPS/TSHISEKEDI et rappeler que les interpellations ont concerné plusieurs groupes se réclamant de différentes tendances politiques.
Tenplar Ngwadi
