À peine élu maire de Seine-Saint-Denis dès le premier tour, le 15 mars 2026, avec 50,77 % des voix, l’ancien adjoint et figure locale, est devenu la cible des médias de droite et des internautes fascistes.
Bally Bagayoko, le nouveau maire LFI de Saint-Denis, est ciblé par une série de fausses informations ,d’attaques des internautes et une certaine presse de l’extrême droite.
La chaîne CNEWS parle d’un vote communautaire
Le maire aurait déclaré dès l’annonce de sa victoire que Saint-Denis est « la ville des noirs ». Une phrase qu’il n’a en réalité jamais prononcée, comme l’ont répété plusieurs journalistes de droite.
Le maire se retrouve aujourd’hui au cœur d’une violente polémique après sa décision de désarmer la police municipale en la privant, dans un premier temps, de LBD (lanceurs de balle de défense). Cette décision a provoqué la colère des policiers municipaux , plus de la moitié a exprimé leur souhait d’être muté de Saint Denis.
Selon une source au sein de l’ancienne administration, « il y a eu 90 demandes de mutation au sein de la police municipale » et « beaucoup de départs dans le reste de l’administration ».
Mardi, sur France 2, le maire de Saint-Denis a expliqué que la ville allait « rentrer dans un processus de désarmement » de la police municipale, mais pas immédiatement. Il avait précisé que cela concernerait le lanceur de balles de défense (LBD) et non pas les armes à feu que les agents garderaient. Il avait par ailleurs souhaité conserver « une police municipale forte de proximité, en maintenant les effectifs ».
Sur CNews, Bally Bagayoko avait déclaré que « les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent en fait à une commande politique, avait-il évoqué. Celles et ceux qui, pour des tas de raisons qui peuvent les regarder d’ailleurs, ne sont pas en phase avec le projet politique, forcément, ils partiront. Mais ce n’est pas le fait qu’on les mettra dehors, c’est parce qu’ils feront une mobilité qui est complètement naturelle et qui n’est pas quelque chose de nouveau ».
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a rappelé à l’ordre le maire de Saint-Denis-Pierrefitte
Le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel a rappelé à l’ordre le maire de Saint-Denis-Pierrefitte Bally Bagayoko (LFI) pour avoir laissé entendre que des agents territoriaux pourraient être écartés pour des motifs politiques. Toute décision « d’écarter un agent pour des motifs politiques serait entachée d’illégalité et pourrait être suspendue ou annulée par le juge administratif ».
L’ancien joueur de basket et habitant du quartier Franc-Moisin, décrit par ses soutiens comme un « enfant de Saint-Denis », reste droit dans ses bottes, son mandat sera marqué par ses promesses de gestion proche des habitants. Les polémiques ne cessent de se multiplier depuis son élection, une élue a démissionné de son poste de conseillère municipale, le mardi 24 mars.
Jean-Claude Mombong Mass
