Le rendez-vous était crucial pour l’avenir du secteur extractif congolais. Ce 25 mars 2026, à Beijing, le ministre des Mines de la République démocratique du Congo (RDC), Louis Watum Kabamba, a tenu une séance de travail de haut niveau avec les dirigeants du groupe CMOC.
Menée par son Président-Directeur Général, Charles Peng, la délégation du leader international des ressources naturelles a affiché ses ambitions pour le premier producteur de cobalt au monde.

Cette rencontre s’est déroulée en présence de figures clés de la diplomatie et de l’administration minière, notamment l’ambassadeur de la RDC en Chine, François Balumuene, le Secrétaire général aux Mines, ainsi que les responsables des structures sous tutelle et les dirigeants des filiales locales, Kisanfu et Tenke Fungurume Mining (TFM).
Au cœur des échanges : une orientation commune pour renforcer les investissements et accélérer la production de cuivre. L’ambition affichée par le gouvernement congolais est claire : positionner la RDC comme le deuxième producteur mondial de cuivre à court terme. Dans cette dynamique, le groupe CMOC s’annonce comme un partenaire de premier plan, sa contribution pouvant représenter plus de 30 % de la production nationale.

Pour le ministre Watum Kabamba, ce développement ne peut se faire à n’importe quel prix. Il a rappelé que l’essor du secteur repose sur trois piliers qu’il juge « non négociables » : l’augmentation de la production, le respect strict des normes environnementales et la garantie de retombées concrètes pour les populations congolaises.
Conscient des enjeux de la transition énergétique, le groupe CMOC s’est engagé sur plusieurs fronts. Au-delà des performances industrielles, Charles Peng a réaffirmé la volonté du groupe de respecter scrupuleusement le cadre légal congolais et les standards ESG (Environnement, Social et Gouvernance).
Les engagements pris par le géant minier incluent :
- L’amélioration des conditions de vie des communautés locales ;
- Le soutien au développement des infrastructures énergétiques, indispensables à l’industrie ;
- L’accompagnement à la création de Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) pour encadrer les creuseurs.
Un point majeur de la discussion a porté sur l’aspect social et l’actionnariat. Les deux parties ont exploré les mécanismes permettant une participation accrue des Congolais au capital des filiales du groupe en RDC, incluant une part réservée aux travailleurs eux-mêmes. Charles Peng a souligné l’ouverture de CMOC à s’aligner sur ces orientations nationales, promettant une collaboration étroite avec les autorités pour leur mise en œuvre.

Acteur incontournable du secteur grâce à Tenke Fungurume Mining (TFM), l’un des gisements les plus riches au monde, et au projet en pleine croissance de Kisanfu Mining, CMOC réaffirme par cette rencontre sa place centrale dans l’économie congolaise. Cette alliance de Beijing marque une étape décisive vers un secteur minier que le gouvernement souhaite plus performant, responsable et, surtout, plus bénéfique pour l’ensemble de la nation.
Tenplar Ngwadi
