Le verdict est tombé en fin de journée. Par la voix de son ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, le pouvoir de Brazzaville a scellé le sort du scrutin présidentiel organisé deux jours plus tôt.
Avec 2 507 038 voix récoltées, Denis Sassou-Nguesso l’emporte avec une écrasante majorité de 94,82 % des suffrages exprimés.
Un cinquième mandat jusqu’en 2031
Cette réélection permet au chef de l’État, doyen de la vie politique continentale, de prolonger son bail au palais présidentiel pour un cinquième mandat consécutif. Si ces chiffres sont validés par la Cour constitutionnelle, Denis Sassou-Nguesso pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2031.
Outre le score du candidat-président, les chiffres de la participation interrogent. Le ministre de l’Intérieur a officiellement fait état d’un taux de participation massif de 84,65 %.
Toutefois, ce chiffre officiel contraste avec les observations réalisées sur le terrain le jour du vote. À Brazzaville, les journalistes de l’AFP avaient en effet rapporté une faible affluence dans les bureaux de vote tout au long de la journée du dimanche 15 mars. Ces résultats provisoires marquent une nouvelle étape dans la longévité politique du président congolais, dans un climat où les chiffres officiels et la réalité observée divergent.
Tenplar Ngwadi
