Les États-Unis, la France, la Belgique ainsi que plusieurs partenaires internationaux ont dénoncé les violations répétées du cessez-le-feu dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Cette position est exprimée dans une déclaration conjointe publiée le 5 mars 2026 par le Département d’État des États-Unis et d’autres chancelleries partenaires, dans laquelle les membres du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs se disent profondément préoccupés par la poursuite des affrontements dans la région.
Dans cette déclaration, les partenaires internationaux condamnent l’escalade militaire observée dans cette partie de la RDC et s’inquiètent notamment de l’utilisation de drones dans certaines opérations militaires. Selon eux, ces moyens de combat représentent une menace pour les populations civiles vivant dans les zones affectées par le conflit.
Le groupe de contact appelle ainsi toutes les parties impliquées à cesser immédiatement les hostilités, à respecter les engagements pris et à privilégier la voie du dialogue pour parvenir à une solution durable.
Les signataires de la déclaration estiment qu’aucune solution militaire ne peut résoudre durablement la crise qui oppose le gouvernement congolais au mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo/M23. Ils insistent également sur la nécessité de garantir la protection des populations civiles et de faciliter l’accès humanitaire dans les zones touchées par les combats.
Les partenaires internationaux saluent par ailleurs les efforts de médiation menés par le président togolais Faure Gnassingbé, désigné par l’Union africaine comme nouveau médiateur principal dans cette crise régionale. Ils soulignent également l’implication diplomatique des États-Unis et du Qatar dans les initiatives visant à relancer le processus de paix dans la région des Grands Lacs.
La déclaration insiste sur l’importance du respect des accords récemment conclus pour mettre fin à la crise. Parmi ces engagements figure l’Accord-cadre de Doha signé le 15 novembre 2025 sous médiation qatarie, qui prévoit une feuille de route destinée à traiter les causes profondes du conflit entre Kinshasa et le M23.
Le communiqué rappelle également les Accords de Washington du 4 décembre 2025, qui renforcent les obligations des parties en matière de désescalade et de protection des civils.
Dans ce cadre, une réunion de haut niveau s’est tenue en janvier 2026 à Lomé, au Togo, afin de réaffirmer le soutien international au processus de paix lancé à Doha et de relancer les efforts diplomatiques après les difficultés rencontrées par les processus de Luanda et de Nairobi.
Le Groupe de contact international, qui réunit notamment les États-Unis, la France, la Belgique, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède et l’Union européenne, indique vouloir coordonner la pression diplomatique internationale pour favoriser la stabilisation de l’Est de la RDC.
La Gazette du Continent
