L’espoir d’une issue diplomatique à la guerre en Ukraine se cristallise autour d’Abou Dhabi. Le président Volodymyr Zelensky a réaffirmé son souhait de voir se tenir, entre le 5 et le 8 mars, des pourparlers réunissant l’Ukraine, la Russie et les États-Unis. Cette nouvelle session de négociations, envisagée sous médiation américaine, vise à tenter de trouver une issue au conflit qui ravage le pays.
Si le rendez-vous est maintenu sur l’agenda, sa concrétisation reste suspendue à l’évolution de la situation sécuritaire. « À cause des combats en cours, nous ne pouvons pas confirmer aujourd’hui que la rencontre aura lieu à Abou Dhabi, mais personne ne l’a annulée. La rencontre devrait avoir lieu », a tempéré Volodymyr Zelensky.
Le dirigeant ukrainien a toutefois évoqué des solutions de repli. En cas de « difficultés avec Abou Dhabi à cause des missiles et des drones », la Turquie et la Suisse pourraient représenter des alternatives crédibles pour accueillir les délégations.
Du côté du Kremlin, le ton semble, pour l’heure, à la poursuite du dialogue. Moscou estime que la tenue de ces négociations sert les intérêts de la Russie. « Nous restons entièrement ouverts à ces négociations, nous continuons absolument d’apprécier les efforts de médiation déployés par les États-Unis », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe.
Alors que les regards sont tournés vers les Émirats arabes unis, la réussite de ce sommet dépendra de la capacité des trois puissances à s’accorder sur un lieu sécurisé et sur les termes d’une possible sortie de crise.
Tenplar Ngwadi
