Le Kenya a franchi une étape historique le jeudi 26 février 2026 en autorisant le lenacapavir, un traitement de prophylaxie pré-exposition (PrEP) de nouvelle génération.
Ce médicament, qui ne nécessite que deux injections par an, affiche une efficacité record : il réduirait le risque de transmission du VIH de plus de 99,9 %.
Cette innovation représente un progrès immense par rapport aux méthodes actuelles, qui reposent sur la prise quotidienne d’une pilule, souvent contraignante pour les patients. Recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme option supplémentaire, le lenacapavir était particulièrement attendu par les autorités kényanes.
L’urgence sanitaire reste réelle au Kenya, où la prévalence du VIH s’établit à environ 3,7 % à l’échelle nationale. Toutefois, ce chiffre cache de fortes disparités locales, le taux d’infection atteignant jusqu’à 10 % dans certaines zones du pays.
Pour maximiser l’impact de ce nouveau bouclier thérapeutique, le gouvernement a défini une stratégie de déploiement progressif. Une première phase a ainsi été lancée dans quinze comtés sélectionnés en priorité, là où les besoins sont les plus criants. En simplifiant drastiquement le protocole de prévention, le Kenya espère désormais inverser durablement la courbe des nouvelles contaminations.
Tenplar Ngwadi
