C’est une mobilisation générale au sommet de l’État congolais. Prévu pour un lancement officiel le 30 juin prochain, le programme « Debout Jeunes Congolais » entre dans sa phase active de concertation. Ce vendredi 27 février 2026, le ministre des Mines, Louis Watum, a conduit une séance de travail stratégique avec plusieurs membres du gouvernement pour définir l’apport du secteur minier à ce projet phare du quinquennat de Félix Tshisekedi.
Autour de la table, l’enjeu était transversal. Étaient présents les ministres Marc Ekila (Formation professionnelle), Micheline Ombae Kalama (Genre, Famille et Enfant), Justin Kalumba Mwana Ngongo (PME), Ferdinand Massamba wa Massamba (Emploi et Travail), ainsi que les ministres délégués Irène Esambo Diata (Personnes vivant avec handicap) et Crispin Mbadu (Francophonie et Diaspora).

Un investissement massif sur six ans
Adopté récemment en Conseil des ministres, « Debout Jeunes Congolais » affiche des ambitions de taille : un budget de 1,3 milliard USD sur une période de six ans. Le programme vise à briser le cycle du chômage des jeunes en s’appuyant sur trois axes fondamentaux :
- La formation professionnelle pour adapter les compétences aux besoins du marché ;
- L’accès équitable à l’emploi pour garantir l’inclusion ;
- Le développement de l’entrepreneuriat pour stimuler l’autonomie économique.
Les mines comme moteur de souveraineté économique
Pour le gouvernement, la réussite de ce plan repose en grande partie sur les ressources du sous-sol, principal moteur de la croissance nationale. L’idée est de transformer la richesse minière en opportunités concrètes pour la jeunesse.

Justin Kalumba Mwana Ngongo, ministre des PME, a insisté sur la nécessité d’une « transformation structurelle » du secteur. Celle-ci doit passer par le renforcement des chaînes de valeur locales et, surtout, par une participation accrue des Congolais au capital social des entreprises minières opérant dans le pays.
L’engagement ferme de Louis Watum
Saluant la vision du Chef de l’État, le ministre des Mines, Louis Watum, a réaffirmé l’accompagnement total de son administration. Son ministère s’engage à soutenir activement la mise en œuvre de ce programme, positionnant désormais les mines non plus seulement comme une source de revenus d’exportation, mais comme un levier de transformation sociale.

Alors que le compte à rebours avant le 30 juin est lancé, le secteur minier s’impose comme la pièce maîtresse du dispositif destiné à offrir un avenir durable à la jeunesse congolaise.
Tenplar Ngwadi
