Le compte à rebours est lancé. S’exprimant à Washington devant son « Conseil de paix » lors de sa réunion inaugurale, Donald Trump a fixé un ultimatum clair à la République islamique.
Le président américain se donne désormais « dix jours » pour décider si un terrain d’entente est possible avec Téhéran. « Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours », a-t-il déclaré.
Cette accélération du calendrier diplomatique intervient dans un climat d’extrême tension. Washington exige un accord « pertinent », faute de quoi Donald Trump a prévenu que « de mauvaises choses » arriveraient. Si la nature de ces menaces reste officiellement floue, des sources proches de la Maison Blanche indiquent que le président américain songerait de plus en plus sérieusement à mener une attaque militaire contre l’Iran dans les jours à venir.
Sur le terrain, la pression est déjà palpable. Les États-Unis ont déployé une imposante force de frappe navale et aérienne au Moyen-Orient. En réponse, l’Iran multiplie les manœuvres militaires en mer d’Oman, aux côtés de la Russie, accentuant les risques de confrontation directe dans le Golfe.
Cette crise survient alors que les deux ennemis avaient pourtant amorcé un timide rapprochement. Début février, Washington et Téhéran avaient renoué le dialogue pour la première fois depuis la « guerre de 12 jours » de juin 2025. Deux sessions de pourparlers ont déjà eu lieu pour tenter de résoudre des différends qui semblent s’enraciner.
« Il est évident depuis des années qu’il n’est pas facile de conclure un accord pertinent avec l’Iran », a reconnu Donald Trump, tout en réitérant sa détermination à obtenir un résultat immédiat. Alors que les négociations doivent s’intensifier de manière critique dans la semaine à venir, la communauté internationale a désormais les yeux rivés sur l’échéance fixée par la Maison Blanche. Un dénouement, diplomatique ou militaire, semble désormais imminent.
Tenplar Ngwadi
