La République Démocratique du Congo (RDC), représentée par la Commission Nationale de contrôle des armes légères et de Petit calibre (CNC-ALPC) et le Mécanisme National de Suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba (MNS), a participé au lancement d’un projet d’envergure sur la gestion des armes légères et de petit calibre (ALPC).
Facilitée par le bureau de l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, cette initiative a réuni, outre la RDC, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi. Des partenaires du système onusien, le Mécanisme conjoint de vérification et la CIRGL ont également pris part aux travaux.
L’objectif de cette rencontre était double : identifier les besoins nationaux et régionaux pour lutter contre le trafic transfrontalier d’armes et prendre des décisions concrètes pour diminuer le coût humain des conflits. Pour les experts réunis, l’enjeu est de renforcer la lutte contre la prolifération de ces armes qui alimentent l’instabilité dans la sous-région.

La délégation congolaise était composée de membres de premier plan : M. Bofaka John-César (Directeur des Opérations et de la formation de la CNC-ALPC), le Colonel Manix Utcha (Chef d’antenne Sud-Kivu) et le Général de brigade Duku François-Xavier (Conseiller militaire et coordonnateur du MNS).
Les cinq piliers de la stratégie congolaise

Au cours des échanges, la RDC, par la voix de son Directeur des Opérations et formation, a soumis cinq points stratégiques à inclure dans le plan d’action régional :
- Renouvellement du matériel : L’acquisition de nouvelles machines de marquage d’armes, en remplacement de celles volées par le Rwanda via le M23.
- Sécurisation des zones sensibles : Le marquage systématique des armes dans les zones sortant de conflits, particulièrement à Uvira.
- Encadrement juridique : La mise en place d’une procédure opérationnelle permanente (SOP) régionale sur la gestion des transferts d’armes, assortie de mesures de sanctions.
- Désarmement communautaire : Le lancement d’opérations de désarmement civil volontaire au sein des communautés frontalières.
- Traçabilité numérique : La création d’une base de données régionale sur les armes marquées afin de contrôler et d’identifier les flux d’armes transférées.
Ces travaux ont abouti à la validation du plan d’action par l’envoyé du Secrétaire général des Nations unies, marquant ainsi l’engagement des États de la région. Ce processus diplomatique et technique connaîtra une étape décisive le vendredi 13 juillet 2026, date à laquelle se tiendra la réunion des ministres pour entériner ces orientations.

Tenplar Ngwadi
