Félix-Antoine Tshisekedi maintient la pression sur le volet diplomatique et sécuritaire de la crise dans l’Est. Ce mardi 10 février 2026, à la Cité de l’Union africaine, le chef de l’État a reçu Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix.
Cette rencontre marque une étape décisive dans l’opérationnalisation des accords de paix de Washington et de Doha, conformément aux dernières résolutions du Conseil de sécurité.
Sous l’impulsion du président Tshisekedi, l’entretien a permis de définir le rôle de la Monusco dans le suivi du cessez-le-feu. L’objectif est clair : transformer les engagements diplomatiques en réalités de terrain. « Nous sommes prêts à commencer dès maintenant par la zone d’Uvira d’où le M23 s’est retiré », a affirmé Jean-Pierre Lacroix à l’issue de l’échange.

Pour le diplomate onusien, l’action du président congolais s’inscrit dans une urgence humanitaire : le respect du cessez-le-feu est la condition sine qua non pour que l’aide puisse enfin atteindre les populations sinistrées. Dès que les conditions de sécurité aérienne seront réunies, la Monusco déploiera ses éléments en coordination avec les mécanismes de vérification internationaux.
Au-delà de la surveillance des lignes de front, l’action du chef de l’État s’appuie sur la résolution 2808 du Conseil de sécurité, qui lie la paix durable au renforcement de la présence de l’État dans les zones de conflit. La Monusco est ainsi appelée à soutenir la stabilisation et la consolidation des institutions nationales, un pilier de la vision de Félix Tshisekedi pour le retour de la sécurité.
« Le Conseil a ouvert la voie pour que la Monusco joue pleinement ce rôle d’appui », a souligné M. Lacroix, tout en lançant un appel à tous les protagonistes pour qu’ils s’engagent sur la voie de la pacification.
Saluant « l’excellente coopération » avec les autorités congolaises sous l’égide du président, Jean-Pierre Lacroix a annoncé qu’il soumettrait de nouvelles recommandations au Conseil de sécurité pour permettre à l’ONU d’aller plus loin dans son soutien au cessez-le-feu.
Accompagné de Vivian van de Perre, cheffe intérimaire de la Monusco, le responsable onusien doit se rendre dès mercredi à Beni, dans le Nord-Kivu, pour suivre l’exécution des missions de protection des civils menées en liaison avec les autorités nationales.
Tenplar Ngwadi
