Lisbonne s’est prononcée. Le Portugal a élu son nouveau président ce dimanche 8 février, portant Antonio José Seguro à la tête de l’État avec 66,8 % des suffrages exprimés. L’ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014), âgé de 63 ans, a su rassembler bien au-delà de son camp pour barrer la route à l’extrême droite.
Face à lui, André Ventura, fondateur et dirigeant du parti Chega (« Ça suffit »), a obtenu 33,2 % des voix. Malgré la défaite, ce score est loin d’être anecdotique. Il marque une nette progression pour le leader d’extrême droite par rapport aux législatives de mai 2025, confirmant son ancrage dans le paysage politique lusitanien. André Ventura s’impose désormais comme un acteur central et disruptif de la vie politique portugaise.
Arrivé en tête dès le premier tour le 18 janvier avec 31,1 % des voix, Antonio José Seguro a bénéficié durant sa campagne d’un soutien transpartisan, ralliant des personnalités allant de l’extrême gauche à la droite et au centre. Parmi elles figuraient l’ancien président Aníbal Cavaco Silva, l’ancien vice-Premier ministre Paulo Portas, ou encore le maire de Lisbonne, Carlos Moedas.
Peu après l’annonce de sa victoire, Antonio José Seguro a adopté un ton rassembleur, promettant d’être le « président de tous les Portugais », qu’ils aient voté pour lui ou non. « En tant que démocrate, tous ceux qui se sont présentés méritent mon respect », a-t-il déclaré, ajoutant que « à partir de ce soir, nous cessons d’être adversaires » pour « partager le devoir de travailler pour un Portugal plus développé et plus juste ».
Tenplar Ngwadi
