Le gouvernement congolais affiche sa satisfaction sur le front sécuritaire dans l’est du pays. Selon les déclarations du ministre de la Défense nationale, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont mis en échec les attaques de la coalition rebelle « RDF-M23-AFC » dans la province du Sud-Kivu.
Cette contre-offensive a permis la reconquête de plusieurs localités, dont le point hautement symbolique de Minembwe-centre.
Ces succès s’inscrivent dans une dynamique amorcée en début de semaine. Le 2 février 2026, les autorités militaires avaient déjà rapporté des pertes significatives dans les rangs de la coalition rebelle dans le territoire de Fizi. Plus de 30 combattants ont été neutralisés et plusieurs autres capturés, dont des éléments issus des groupes alliés Twigwaneho et Ngumino.
L’armée congolaise ne compte pas relâcher la pression. Les FARDC poursuivent actuellement leurs opérations de défense dans les moyens et hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga, zones caractérisées par un relief difficile et une forte instabilité.
Toutefois, le ministre a nuancé ces avancées en rappelant que la situation sécuritaire demeure fragile. Les Hauts Plateaux restent en effet fortement militarisés, et le contrôle des localités ne signifie pas encore le retour à une stabilité totale pour les populations locales.
Derrière les bilans militaires se cache une réalité humaine dramatique. L’escalade des affrontements armés, qui s’est intensifiée depuis décembre 2025, a provoqué une onde de choc humanitaire dans l’ensemble de la province.
Selon des sources humanitaires, plus de 500 000 personnes ont été contraintes de fuir les violences. Ces déplacements massifs touchent désormais une vaste partie du Sud-Kivu, notamment les territoires d’Uvira, Walungu, Mwenga, Shabunda, Kabare, Fizi et Kalehe, où les civils continuent de subir les conséquences directes des combats.
Tenplar Ngwadi
