Le coordonnateur provincial du Bureau de la Coordination Provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) – Sud Sud-Kivu, Martin Mufikiri Mashimango, a lancé le 30 janvier 2026 un cri d’alarme suite aux décès répétés des réfugiés congolais enregistrés au camp de Ruhigi, au Burundi.
En date du vendredi 30 janvier 2026, 22 réfugiés congolais sont décédés. Très tôt le matin, 7 personnes ont été enterrées, victimes des conditions de vie inhumaines dans lesquelles elles vivent. Elles sont abandonnées et livrées à leur triste sort.
« Depuis l’installation du camp de Ruhigi, 426 personnes sont déjà décédées dans un silence coupable des acteurs concernés, dont les intérêts égoïstes semblent primer sur l’intérêt collectif et sur la valeur sacrée de la vie humaine ».
Face à cette situation dramatique, la NSCC Sud Sud-Kivu exige l’ouverture immédiate d’un couloir humanitaire pour la prise en charge rapide des réfugiés congolais, ou l’ouverture de la frontière Gatumba–Kavimvira afin de faciliter leur retour volontaire.
« Nous rappelons qu’après la prise de la ville d’Uvira par les éléments du M23 le mercredi 9 décembre 2025, le Burundi avait ouvert la frontière Gatumba–Kavimvira, trois jours plus tard, soit le dimanche 13 décembre 2025. L’ouverture de la frontière avait permis le retour de plus de 500 ressortissants burundais qui vivaient à Uvira ».
La population réfugiée et déplacée est prête à user de ses propres moyens si les acteurs concernés se montrent incapables d’agir, car la vie humaine est sacrée et ne peut être sacrifiée sur l’autel de l’indifférence.
La NSCC met en cause et en garde toutes les autorités nationales, provinciales ainsi que les notables du Sud-Kivu pour leur silence et leur manque d’humanisme face à la disparition massive et notoire des citoyens congolais réfugiés au Burundi.
« Nous appelons enfin toute la population réfugiée et déplacée à rester mobilisée et prête à recevoir toute communication utile, en vue de se libérer de la manipulation de certains imposteurs politiques et humanitaires. Il est honteux pour un pays de laisser sa propre population s’exterminer dans l’indifférence générale ».
La situation dramatique des réfugiés congolais au camp de Ruhigi
Le Bureau de la Coordination Provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise du, Sud Sud-Kivu a exprimé sa profonde indignation et a lancé une alerte urgente à l’endroit de tous les organismes humanitaires, du Gouvernement congolais ainsi que de ses partenaires, suite à la mort de dix-sept réfugiés survenue entre le 27 et le 28 janvier 2026 dans le camp de réfugiés de Ruhigi, au Burundi.
Ces décès sont la conséquence directe des conditions de vie inhumaines et dégradantes auxquelles sont soumis ces réfugiés, notamment le manque criant de nourriture et le difficile accès aux soins de santé, qui demeurent des problèmes majeurs dans ce camp.
Cette situation se déroule sous le silence et le regard passif des acteurs concernés, en violation flagrante des dispositions de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.
Le Bureau de la Coordination Provinciale de la NSCC Sud Sud-Kivu insiste sur le fait que le retour volontaire, rapide et sécurisé de ces réfugiés vers Uvira et Fizi constitue la solution durable et efficace, étant donné que la vie humaine est sacrée et doit être protégée en toutes circonstances.
« Nous rappelons aux autorités nationales et provinciales qu’elles ont l’obligation légale et morale de protéger et de sauver la vie des citoyens congolais. Le manquement à cette responsabilité s’apparente à de la complicité et à une grave irresponsabilité ».
La Gazette du Continent
