Sous la co-présidence de Daniel Bumba, gouverneur de Kinshasa, et de Dieudonné Batsimba, maire de Brazzaville, le bureau exécutif de la Commission spéciale de coopération Kinshasa-Brazzaville (COSPECO) a tenu une séance de travail les mercredi 28 et jeudi 29 janvier 2026. Cette rencontre, organisée à l’Hôtel de Ville de Kinshasa, marque une étape clé dans la redynamisation des échanges entre les deux rives du fleuve Congo.
Au cœur des discussions, la préparation de la 24ᵉ Assemblée générale de la COSPECO a fait l’objet d’un consensus : les assises se tiendront en avril prochain. Ce rendez-vous sera l’occasion de consolider la nouvelle ossature du bureau exécutif, présentée lors de cette réunion après une phase de restructuration visant à rendre l’organisation plus performante.
L’un des dossiers majeurs de cette session concerne le label « Brazzaville-Kinshasa, capitale africaine de la culture ». Les deux délégations ont finalisé la structuration du comité d’organisation de cet événement d’envergure, tout en examinant les enjeux stratégiques liés à cette distinction qui doit mettre en lumière le patrimoine commun des deux métropoles.

Le bureau exécutif a officiellement adopté le plan d’actions stratégique pour la période 2026-2028. Ce document définit cinq axes prioritaires destinés à transformer la coopération bilatérale en projets concrets :
- Culture : La mise en œuvre du programme « Kinshasa-Brazzaville, capitales africaines de la culture » et la promotion de la rumba congolaise, déjà inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
- Transport : La normalisation du trafic fluvial, avec un point d’honneur mis sur la reprise du « grand bac » pour faciliter les échanges.
- Sécurité : Le renforcement de la sécurité urbaine et une meilleure gestion des risques.
- Social : La promotion de la cohésion sociale, de la jeunesse et du sport.
- Mobilité : L’amélioration de la circulation et des mouvements des populations entre les deux rives.
Tenplar Ngwadi
