La ville de Goma, carrefour stratégique du Nord-Kivu, entame sa deuxième année sous le contrôle des rebelles du M23, soutenus par les forces rwandaises. Pour Martin Fayulu, ce triste anniversaire est le symbole d’une atteinte profonde et persistante à la souveraineté de la République Démocratique du Congo (RDC).
Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé) ne décolère pas. Il fustige une situation où la capitale provinciale est plongée dans une « administration soumise aux intérêts rwandais », une réalité qu’il juge inacceptable pour l’intégrité nationale.
« Le Congo ne se négocie pas »
L’opposant congolais a choisi le 27 janvier 2026 la plateforme X (anciennement Twitter) pour interpeller la conscience collective et marquer ce premier acte d’occupation. « Patriotes congolais, voilà un an que Goma vit sous une administration soumise aux intérêts rwandais. Notre souveraineté est piétinée. Le Congo ne se négocie pas », a-t-il martelé.
Pour l’ancien candidat à la présidentielle, l’enjeu dépasse les simples lignes de front militaires : « Défendre la patrie, c’est défendre notre dignité et l’avenir de nos enfants ».
Face à ce qu’il considère comme une impasse, Martin Fayulu réitère sa proposition de sortie de crise. Selon lui, la réponse à l’occupation et aux menaces pesant sur l’unité nationale ne peut être que politique et collective.
Il appelle ainsi, une nouvelle fois, à l’organisation d’un dialogue national « inclusif ». Une démarche qu’il qualifie d’« urgence » absolue pour éviter l’effritement du pays et assurer la survie de la RD Congo face aux appétits étrangers.
Tenplar Ngwadi
