Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, est attendu ce vendredi à Paris pour une visite de travail. À l’invitation de son homologue français Emmanuel Macron, le chef de l’État congolais se rend à l’Élysée pour un déjeuner diplomatique qui intervient après son passage au forum de Davos le 21 janvier et un court séjour privé à Bruxelles.
Selon Tina Salama, porte-parole du Président Félix Tshisekedi, les échanges porteront prioritairement sur les questions sécuritaires et humanitaires dans l’est de la RDC. Cette rencontre, tenue à la demande de Kinshasa, souligne la place centrale de la France dans le dossier congolais. Paris est en effet le partenaire international ayant enregistré les engagements les plus significatifs auprès de la RDC l’an dernier.
La France a notamment joué un rôle clé au Conseil de sécurité de l’ONU en tant que « plume » sur deux résolutions majeures. Un exercice diplomatique périlleux : la première résolution a dû faire face aux réticences de certains pays africains, tandis que la seconde, portant sur le mandat de la Monusco, s’est négociée sur fond de rivalités géopolitiques entre les États-Unis et la Chine dans la région des Grands Lacs.
Le volet humanitaire sera également au cœur des discussions. Les deux chefs d’État devraient faire le point sur les suites de la conférence de Paris du 30 octobre 2025 pour la paix et la prospérité dans les Grands Lacs. Sur les 1,5 milliard d’euros promis par 70 États et organisations internationales, Paris confirme que 850 millions d’euros, destinés à l’aide humanitaire d’urgence, ont déjà été décaissés.
Enfin, la question politique intérieure ne sera pas occultée. Paris devrait réitérer son appel à la tenue d’un dialogue national intercongolais. Pour la diplomatie française, cette voie, qui s’inscrit dans la continuité des consultations menées par les Églises congolaises, demeure la condition essentielle pour parvenir à une paix durable en République démocratique du Congo.
Tenplar Ngwadi
