La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a franchi une étape symbolique forte ce jeudi 22 janvier 2026 à Kinshasa. En procédant à la pose de la première pierre du Centre des Infrastructures Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (CIFATT), la cheffe du Gouvernement a donné le coup d’envoi d’un projet présenté comme le futur cerveau de la modernisation des infrastructures du pays.
Financé intégralement sur fonds propres du Gouvernement congolais, ce projet s’inscrit dans une volonté de rupture avec les méthodes du passé. Selon Judith Suminwa, ce complexe n’est pas qu’un simple bâtiment : « Il est conçu pour renforcer la gouvernance publique, améliorer la coordination interservices, accélérer les décisions et garantir la transparence et l’efficacité administrative », a-t-elle affirmé.
L’objectif est clair : doter l’administration publique d’outils performants pour servir la souveraineté nationale. Le projet s’aligne d’ailleurs sur le Pilier V du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG), dédié au renforcement des services publics, tout en visant l’amélioration des conditions de travail et le renforcement de l’expertise nationale.

C’est l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) qui est à la manœuvre pour ériger ce futur gratte-ciel de 17 niveaux au cœur de la capitale. D’une superficie de 2 549 m², l’immeuble pourra accueillir jusqu’à 1 400 agents et cadres. Il disposera de 27 salles de réunion et polyvalentes, de vastes salles de conférence ainsi que de parkings souterrains et extérieurs.
Pour John Banza, ministre des Infrastructures et des Travaux publics, le CIFATT sera le « creuset » où seront conçus les grands projets de l’État. « Ce centre va nous redonner du respect. Rassurez-vous que nous allons mettre la pression qu’il faut pour que nous tenions, non seulement le délai, mais que nous respections toutes les données techniques », a-t-il martelé, rappelant que la durée des travaux est fixée à 24 mois.

À travers ce futur siège, le Gouvernement Suminwa entend ainsi baliser la voie pour « bâtir le Congo » en misant sur une gouvernance par les résultats et une gestion centralisée et moderne du secteur des infrastructures.
Tenplar Ngwadi
