Le 20 janvier 2026, la station suisse de Davos a vibré au rythme des enjeux miniers africains. Louis Watum Kabamba, ministre des Mines de la République démocratique du Congo (RDC), a pris part à une table ronde de haut niveau organisée par Africa Collective et Afreximbank, sous l’égide du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Placée sous le thème de la trajectoire de l’Afrique vers un « commerce stratégique » et une « finance innovante », cette rencontre a souligné le rôle pivot des minerais critiques. Pour les panélistes, ces ressources ne sont plus de simples produits d’exportation, mais les leviers essentiels de la redéfinition des chaînes de valeur mondiales et de la compétitivité du continent dans un contexte de mutation technologique.

Changer de paradigme sur le risque
Face à un auditoire composé de décideurs économiques internationaux, Louis Watum Kabamba a tenu à recadrer le débat sur l’attractivité du secteur minier congolais. Pour le ministre, la question n’est plus de savoir si des risques existent, mais comment les appréhender. « Le débat ne doit pas se focaliser sur l’existence des risques liés à l’investissement dans le secteur minier africain, mais plutôt sur la manière de les appréhender et de les gérer efficacement », a-t-il martelé.
Rappelant qu’aucune destination d’investissement à travers le globe n’est exempte de défis, le représentant de Kinshasa a invité les partenaires à changer de regard : là où certains voient des contraintes, les investisseurs avertis doivent savoir déceler des opportunités de croissance durable et porteuse.

Au-delà de l’extraction, la RDC a profité de cette tribune pour réaffirmer son ambition de bâtir un secteur minier moderne et responsable. Cette vision repose sur trois piliers : des mécanismes financiers innovants, l’adoption de solutions technologiques de pointe et une intégration commerciale accrue au sein de la ZLECAf.
L’objectif affiché par le gouvernement congolais est clair : transformer le potentiel géologique du pays en un moteur de développement inclusif. En misant sur la création de valeur locale, la RDC entend faire de ses richesses minérales un catalyseur de croissance non seulement pour ses populations, mais pour l’ensemble du continent africain.
Tenplar Ngwadi
