Le Bureau de Coordination provinciale de la Société civile du Sud-Kivu a été choqué le 29 décembre 2025 d’apprendre dans la nuit du dimanche 28 décembre 2025, l’enlèvement d’un de ses membres, délégué de la composantes médias, en la personne de Honneur David Safari, responsable de la Prunelle RDC.
Ce dernier a envoyé un message à sa femme vers 18H38 lui disant qu’ilest sur une moto et se sent filé, rappelle sa présidente Me Néné Bintu Iragi.
Par la suite, des informations en notre possession font etat de son arrestation à la Direction spéciale de Renseignement à Bukavu, dénomination utilisée par l’AFC/M23 parlant de l’Agence nationale de Renseignement mais malheureusement certainessources d e l’AFCM23 à Bukavu semblent nier cette arrestation et aucune visite n’a été possible jusqu’à présent.
L’un des motifs de son arrestation serait d’avoir publié des articles sur la marche imposée par la rébellion à la population de Goma et d’Uvira et le faux retrait des éléments AFC/M23 à Uvira. La même marche a eu lieu également à Bukavu. Cette arrestation s’effectue après celle d’un autre doyen de la Société civile en la personne de Déo Buuma Bitalya, responsable de l’Asbl APC et d’autres collègues de la Société civile souvent inquiétés tant dans les zones sous contrôle d u gouvernement (cas de Baraka, Fizi) que celles occupées par la rébellion (commune d’Ibanda e t Bagira).
La Société civile fustige également le fait que la volonté d e diviser son bureau d e Coordination se fait de plus en plus sentir et même l’usage abusif de son logo dans les manifestations dans lesquelles elle n’est ni de loin ni de près impliquée et rappelle à toute l’opinion tant nationale
qu’internationale qu’elle est apolitique et ne mène pas une lutte armée et n’est pas inféodée au gouvernement.
La Société civile du Sud-Kivu à travers son bureau de Coordination provinciale condamne toutes ses atteintes contre les libertés publiques et menaces contre les défenseurs de droits humains et des animateurs de la Société civile d’où qu’elles viennent et invite toutes les
autorités, de fait ou de droit à protéger les civils et à veiller au respect des droits humains qui s’imposent en toute circonstance, faute d’en répondre un jour en justice.
Elle exige la libération du journaliste Honneur David Safari et encourage les professionnels de médias ainsi que sa famille biologique en ce dur moment où notre collègue devrait être en famille et fêter avec les siens.
La Gazette du Continent
